Trail du Grand Sénonais : 3…2…1… COURREZ !

Le Trail du Grand Sénonais fête cette année sa 3e édition. C’est devenu un événement sportif majeur du Grand Sénonais au nord de l’Yonne et nord de la Région Bourgogne Franche Comté. Outdoor And News était présent sur l’un des premiers événements trail de l’année

Annulé pour cause sanitaire (couvre-feu à 23 h), le 130 km laisse place à « la Sénonaise 60 » pour donner le tempo de cette journée trail. Le récit de Julien Frenoy pour Outdoor And News.

Le bonheur de remettre un dossard

Qu’elle fait du bien cette ambiance, cette atmosphère trail. Celle qui a manqué à tous les coureurs depuis des mois. Le trail du Grand Sénonais nous offre la possibilité de nous retrouver sur des sentiers plus ou moins connus des partants. Mais le principal est de se retrouver, d’échanger avec de nouvelles personnes, d’avoir cette pression qui monte à quelques minutes du départ.

Départ de la course à 9 h en deux vagues.
Je suis dans la deuxième. 10 minutes après le premier groupe c’est à nous de partir dans une bonne ambiance. 173 coureurs inscrits sur ce 60 km.

« Il faut courir tout le temps »

Je rencontre un coureur avant la course, Guillaume. Il me prévient sur la spécificité de cette épreuve : « C’est pas une course de montagne bien au contraire. Il faut courir tout le temps. Il n’y pas de repos possible si ce n’est quelques bosses. » Je suis prévenu…

Dès les premiers mètres je me retrouve aux avant-postes de ce groupe. Je ne suis précédé que par 2 coureurs. Nous quittons le site de départ pour rejoindre rapidement les sentiers. La chaleur est déjà bien présente, et ce n’est que le début.

Le début de course est assez bizarre puisque je me retrouve seul dès le 2e km, c’est assez rare mais ce n’est pas plus mal pour profiter du paysage à mon rythme. Après 30 mn de course je reviens sur les derniers coureurs du groupe 1. Du monde en vue !

Un Trail du Grand Sénonais entre chaleur et bonheur

Les kilomètres défilent assez vite. Point d’eau au km 10 et ravitaillement complet au km 21. Jusque là tout va bien. 2 h 10 pour 21 km. Le tracé est très agréable avec une alternance entre singles en sous-bois et chemins à découvert sur des plateaux offrants de beaux points de vues. Il y aussi les passages rafraichissants en bord de rivières.

La portion de 14 km qui suit va être la plus difficile du jour. Beaucoup de soleil et je me trouve sur cette portion au soleil. Les jambes se durcissent et la fatigue apparaît bien plus vite que je ne le pensais. En discutant avec d’autres coureurs et en observant les visages des camarades, je me rends vite compte que tout le monde est dans la même galère.
Une séquence assez pénible qui se finit autour du km 35 avec le point d’eau. Les bénévoles sont au rendez-vous pour glisser un mot d’encouragements ou une petite blague qui fait du bien au moral.

À partir de là, une partie en sous-bois des plus agréable ! Single assez technique où il faut zig-zaguer entre les arbres et bien sûr éviter les racines. Une portion que j’adore surtout qu’il fait plus frais ! Le balisage est parfait : code couleur, petit piquet et rubalise en hauteur. L’idéal pour profiter de la balade. 

Je retrouve un coureur avec qui j’avais discuté avant la course, le temps passe mieux à deux. Je suis plus frais que lui mais je préfère me préserver pour la fin de course. Il reste encore une vingtaine de kilomètres. Je semble apprécier l’exercice « courir non-stop et relancer après chaque côte ». Pour d’autres, c’est plus difficile. Un coureur m’explique qu’il était sur le 130 il y a deux ans. Une course qu’il avait parfaitement géré. Et pourtant, aujourd’hui c’est beaucoup plus compliqué pour ce coureur qui s’accrochera jusqu’au bout.

Garder la tête au frais pour aller au bout

Toujours de la chaleur et heureusement sur les ravitos il y a de quoi se rafraîchir ! Bravo à l’organisation d’avoir prévue des parades pour contrer cette chaleur. Deux sprays sont installés sur le ravitos du km 21. Au km 40 c’est une remorque remplie d’eau qui permet de se rafraichir. Les bénévoles n’hésitent pas à renverser des bouteilles d’eau sur les nuques et têtes chaudes. Merci à vous !

À partir du km 48, ça passe plus vite car les ravitos sont plus rapprochés. Ça permet d’échanger avec les bénévoles et de se changer les idées.

Les points de vues sympa sur les villages en contrebas font du bien. Un territoire avec de supers sentiers et de belles bosses. Plusieurs points de vues sur Sens. Une ville qui vaut le détour pour apprécier les bords de l’Yonne et ses monuments.

Dernier point d’eau à 5 km de l’arrivée. Un bénévole me dit que c’est très roulant et que je peux lâcher les chevaux si j’ai encore du jus. Parfait ! Les 12 derniers kilomètres ne comportent pas de dénivelé positif.

Je déconnecte le cerveau et allonge la foulée pour revenir sur le site de départ le plus vite possible. Plus de mal de jambes ni rien, comme quoi…

Récit outdoor du Trail du Grand Sénonais

Après 6 h 32 mn 30 sec je coupe la ligne sous l’arche d’arrivée. Accueillis par la speaker, et de nombreux bénévoles.  Heureux d’en finir car l’effort fût intense et a grappillé de l’énergie. Toujours ce même bonheur de franchir la ligne avec la satisfaction d’accomplissement. Les entrainements récompensés et une journée sur les sentiers à la rencontre d’autres coureurs, de nouveaux paysages.

Trail du Grand Sénonais : les résultats du 60 km

HOMMES

1er : Ambroise Bonfils – 4h36

2e : Ferris Jérôme – 5h05

3e : Zimmer Julien – 5h06

FEMMES 

1ere : Doisy Katia – 6h25

2e : Viard Louison – 6h28

3e : Kugler Doris – 7h47

 

Bravo au Trail du Grand Sénonais pour l’organisation.
Bravo aux Finishers car cette Senonaise n’était pas simple.
Une course avec le maillot Outdoor and News et les nouvelles Altra Running timp 3 actuellement en test.

Le site web du Trail du Grand Sénonais : cliquez ici

Rédaction et photos : Julien Frenoy

 

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