Chaque année, la Montagn’Hard attire celles et ceux qui considèrent la montagne comme un terrain de jeu… mais aussi comme une enseignante.
En 2025, l’événement a encore offert ce que les trailers viennent chercher ici : l’authenticité, la rudesse, les panoramas déraisonnables, et cette ambiance chaleureuse que seuls les petits villages alpins savent créer.
Au pied du Mont-Blanc, Saint-Nicolas-de-Véroce est redevenu le théâtre d’une aventure humaine intense, d’un ultra qui ne triche pas, qui ne pardonne pas, mais qui récompense les courageux.
Et cette année, une histoire en particulier a marqué Outdoor and News : celle d’Emmanuel Alves, engagée sur le 100 km, symbole de détermination et d’abnégation.
Une édition sous haute intensité : du 20 km au 100 km
La Montagn’Hard fait partie de ces courses qui ne donnent rien gratuitement.
Quatre formats étaient proposés :
Mini’Hard – 20 km / 1 270 m D+
Mi’Hard – 50 km / 3 800 m D+
Moins’Hard – 70 km / 5 600 m D+
Ultra Montagn’Hard – 100 km / 7 200 m D+
Des chiffres qui parlent d’eux-mêmes : chaque coureur engage son corps… mais surtout son mental.
Les sentiers ont offert un cocktail parfait de monotraces techniques, d’alpages roulants et de passages vertigineux autour du Mont Joly et du col du Joly.
Une édition où les organismes ont chauffé autant que les panoramas ont ébloui.
Les résultats marquants



Des performances marquantes, mais surtout des histoires humaines
Ce qui fait la Montagn’Hard, ce ne sont pas que les podiums.
Ce sont ces regards au départ, la peur mêlée d’excitation ; ce sont les voix cassées à l’arrivée, qui tremblent encore de satisfaction.
On y croise des élites, des passionnés, des anonymes qui deviennent héros d’un jour.
On y croise surtout des personnes qui se cherchent… et parfois se trouvent au détour d’un col ou d’un ravito.
Pour cette édition 2025, Emmanuelle Alves s’est élancée sur le 100 km, un format redoutable dont la réputation n’est plus à faire.
Avec 7 000 m de D+, des crêtes techniques et des montées interminables, ce parcours ne laisse aucune place à l’approximation. Il faut de la rigueur, du mental… et une vraie passion de la montagne.
Emmanuelle avait tout cela.


Une course vécue au rythme des émotions
Très tôt dans la journée, elle a trouvé une cadence juste, à l’écoute de ses sensations.
Les premières ascensions lui ont rappelé pourquoi elle aime le trail : le silence des forêts, la lumière qui glisse sur les pentes, la puissance des reliefs. Puis, comme souvent sur un 100 km, le chemin s’est chargé d’aléas : une fatigue plus lourde que prévu, un ventre capricieux, des passages où l’esprit vacille. Mais Emmanuelle a avancé, avec cette force tranquille qui la caractérise.




Une arrivée forte en émotion
Lorsque qu’Emmanuelle franchit la ligne, ce n’est pas seulement une fin.
C’est la validation d’une démarche, d’une préparation, d’un engagement total.
Son sourire raconte tout : la tension qui retombe, la gratitude, l’allégement — et cette fierté discrète, mais profonde.
Une figure inspirante de l’édition 2025
Pour Outdoor and News, Emmanuelle symbolise parfaitement ce qui fait la grandeur du trail :
l’humilité,
la persévérance,
le dépassement sincère,
la communion avec la montagne.
Son 100 km restera comme l’un des beaux récits de cette édition : une aventure personnelle, mais qui résonne chez tous ceux qui savent ce que représente un ultra.


La Montagn'Hard, plus qu’un trail… une révélation
La Montagn’Hard 2025 aura une nouvelle fois montré pourquoi elle fait partie des courses les plus respectées du paysage trail français :
par son authenticité, par la rudesse de ses parcours, par la beauté déraisonnable de ses paysages… mais surtout par l’humanité qui s’en dégage.
Chaque édition rappelle que la montagne ne se conquiert pas : elle se respecte, elle se traverse, elle s’écoute.
Et ceux qui se présentent au départ repartent toujours changés — parfois plus forts, parfois plus humbles, mais toujours enrichis.
Un immense merci :
– aux organisateurs, pour leur travail passionné et leur exigence,
– aux bénévoles, véritables anges du parcours, toujours présents au bon moment,
– aux habitants de Saint-Nicolas-de-Véroce et du Val Montjoie, pour leur accueil chaleureux,
– aux coureurs, qui donnent chaque année une âme à cette épreuve,
– et bien sûr à celles et ceux qui, comme Emmanuelle Alves, nous rappellent que le trail est avant tout une histoire humaine.
La Montagn’Hard porte bien son nom… mais c’est sans doute ce qui la rend si belle, si unique, et si inoubliable.
Rédaction : Emmanuelle ALVES et Carole PIPOLO
Photos : Organisation et Famille Alves