Le 23 août dernier, nous avons eu la chance de participer au Matterhorn Ultraks, une course mythique en plein cœur de Zermatt, au pied du Cervin.
Nous étions tentés soit par le format Extrême, très technique avec un passage sur glacier (26 km et 3 000 m de D+), soit par le format Mountain (32 km et 2 000 m de D+).
L’organisation étant plus simple pour le Mountain – avec la possibilité d’arriver le matin même en transport, juste avant le départ – nous avons finalement choisi de nous inscrire sur le 32 km Mountain.
Une ambiance unique au départ
Départ très tôt de Berne en train, nous voyons plusieurs coureurs monter aux différents arrêts à Thun, Spiez et Visp. Mais la plupart des participants semblent avoir fait le choix de dormir à Zermatt pour la nuit du vendredi au samedi.
Nous avons réservé au dernier moment au camping, où nous prévoyons de dormir le soir même.
Il fait très froid au petit matin et, pendant toute la montée vers Zermatt, le ciel couvert laisse planer une atmosphère incertaine. Mais, comme par magie, il s’ouvre à notre arrivée en gare.
Des panneaux colorés indiquent le chemin vers le village, situé juste à côté de la gare de Zermatt.


Nous récupérons nos dossards : les volontaires, toujours souriants et disponibles, mettent tout de suite dans l’ambiance. Un petit tour au village nous permet de découvrir la présence de marques comme Compressport et Scott.
Ensuite, direction les douches/garde-robe pour se changer… mais c’est fermé. Pas le choix : nous nous changeons devant l’entrée, le temps filant vite avant le départ.
Bonne surprise : il n’y a pas de matériel obligatoire pour le format Mountain. Un vrai plus ! Plutôt que d’imposer une veste de pluie par grand ciel bleu, l’organisation choisit de responsabiliser les coureurs.
Je pars léger avec un sac de 5L, 2 gourdes, quelques gels et sans bâtons.
Eleo, elle, opte pour une ceinture, le même matériel et ajoute une paire de bâtons.
Nous rejoignons ensuite les blocs de départ : moi dans le bloc B, Eleo dans le bloc D.
Le système de vagues toutes les 6 minutes, avec plusieurs blocs bien organisés, est une excellente idée : aucun bouchon sur le parcours, contrairement aux courses où 2 ou 3 vagues suffisent à rassembler plus de 1 000 participants.
La course

Je me positionne au début de ma vague. À côté de moi, un coureur espagnol qui n’a absolument rien pris avec lui. Le départ est très rapide : au bout de 4 min 30, le premier kilomètre est déjà derrière nous, malgré la montée. Je lève un peu le pied pour ne pas exploser plus tard.
Le premier ravitaillement est annoncé à 8 km, puis tous les 5 km ensuite : un luxe incroyable pour une course de trail montagnard.
Nous attaquons une piste forestière et déjà, au détour des arbres, apparaît le Cervin, majestueux, que nous reverrons tout au long du parcours.
Au ravitaillement de 8 km, l’organisation est parfaite : des volontaires efficaces remplissent directement les flasques avec des cruches, évitant les longues files d’attente. Côté nourriture, le choix est vaste : gels, salé, fruits, et en quantité suffisante, même pour les coureurs plus lents.
Dans la descente après Sunnega, je croise un bon descendeur avec qui je discuterai plus tard. Il a couru la Vertical la veille au soir et s’est aussi engagé sur le Mountain aujourd’hui : un week-end de trail complet !
La montée vers Schwarzsee est raide. Coup de chance : je trouve un bâton en bois dans la forêt après Furi. Il m’aide tout au long de l’ascension avant de l’abandonner au sommet. Une fois tout le dénivelé avalé, c’est la longue descente vers Zermatt. Les groupes se dispersent : les coureurs du 49 km bifurquent, et je me retrouve souvent seul. Deux kilomètres avant l’arrivée, je rattrape un coureur allemand : nous finirons ensemble, nous dépassant à tour de rôle jusqu’à la ligne d’arrivée.









À Zermatt, les rues sont pleines : les spectateurs n’ont cessé de nous encourager, notamment autour des ravitaillements. Selon les prévisions, Eleo doit arriver environ 45 minutes après moi. J’en profite pour utiliser mon bon repas et reprendre des forces.
Moins lucide, je rate malheureusement son arrivée. Après son repas, nous filons aux douches, puis à la file d’attente pour un massage. Une dizaine de kinés bénévoles sont là, tous gentils et professionnels. Plus tard, direction le camping pour un moment de repos avant la soirée d’après-course organisée dans un club de Zermatt.
Installés dans des chaises longues, nous voyons encore passer les valeureux du 49 km, jusque tard dans la soirée.
Le lendemain, place au format Active (19 km) : nous encourageons les participants avant de partir en randonnée. Par hasard, nous découvrons les gorges du Gorner, un vrai bijou naturel.

En conclusion, ce Matterhorn Ultraks restera pour nous une expérience inoubliable. Entre la magie des paysages, la rigueur de l’organisation, la chaleur des bénévoles et l’enthousiasme des spectateurs, tout était réuni pour vivre un week-end extraordinaire au pied du Cervin.
Un grand merci à l’organisation Ultraks, qui a su offrir une course fluide, conviviale et parfaitement orchestrée. Merci également à Carole pour les places, et à Outdoor and News de nous permettre de partager cette aventure avec vous.
Si vous cherchez une épreuve qui allie technicité, convivialité et ambiance alpine unique, alors le Matterhorn Ultraks est une course à inscrire absolument dans votre calendrier.
Rédaction et photos : Vivien et Eléo
Matterhorn Ultraks 2025 – Entre technicité et émotions au cœur de Zermatt

Zermatt s’est une nouvelle fois transformée en théâtre d’émotions intenses pour l’édition 2025 du Matterhorn Ultraks. Avec ses parcours exigeants, ses panoramas alpins spectaculaires et une ambiance unique, l’événement a confirmé son statut de rendez-vous incontournable du calendrier international.
L’Extrême, reine des épreuves
Épreuve phare inscrite au circuit Merrell Skyrunner® World Series, l’Extrême a tenu toutes ses promesses. Les athlètes ont affronté un tracé technique, exigeant, alternant pierriers instables, passages aériens et portions encore enneigées.
Chez les hommes, l’Italien William Boffelli a réalisé une course pleine de maîtrise, s’imposant avec autorité devant l’Espagnol Manuel Merillas et le Français Lucien Mermillon. Le haut du classement s’est joué à quelques minutes, preuve du niveau impressionnant des concurrents.
Côté féminin, la Russe Anastasia Rubtsova a une nouvelle fois marqué l’histoire en signant une troisième victoire consécutive sur cette épreuve, confirmant sa domination et son aisance dans ce type de terrain.



Une ambiance qui dépasse la compétition
Au-delà des podiums, c’est bien l’atmosphère de l’événement qui a marqué les esprits. De l’accueil chaleureux des bénévoles aux encouragements passionnés des spectateurs, chaque coureur a trouvé dans Zermatt une énergie unique qui pousse à se dépasser. Les passages stratégiques – comme la montée vers le Gornergrat – ont vibré au rythme des cloches et des applaudissements, créant un lien fort entre athlètes et public.

Une édition record
Avec plus de 4 700 participants venus du monde entier, l’édition 2025 établit un nouveau record de fréquentation. Les organisateurs soulignent l’engouement croissant pour cet événement qui allie sport, convivialité et découverte. Les dossards des formats Extrême, Mountain et Relay affichaient complet bien avant le départ, preuve que l’Ultraks a su se forger une identité forte dans l’univers du trail.


Des formats pour tous
Si l’Extrême attire l’élite mondiale, le Matterhorn Ultraks s’adresse aussi aux passionnés de montagne avec ses formats variés : Active, Sky, Mountain ou encore la Vertinight. Autant d’occasions de vivre l’expérience Ultraks, chacun à son niveau, dans ce décor mythique dominé par la silhouette majestueuse du Cervin

Le Matterhorn Ultraks n’est pas seulement une course, c’est une aventure alpine où se mêlent sport, émotion et partage. Que vous soyez en quête de performance, de dépassement personnel ou simplement de la magie des paysages suisses, vous trouverez un format qui vous correspond. Entre la convivialité du village de Zermatt, la précision de l’organisation et l’ambiance survoltée des spectateurs, chaque instant laisse une trace indélébile.
Alors, si vous cherchez une épreuve qui conjugue challenge sportif et plaisir de la montagne, le Matterhorn Ultraks est un rendez-vous à inscrire sans hésitation dans votre calendrier.
Rédaction : Carole PIPOLO et photos : FB de Ultracks : @michi_portmann et skyrunning