À la rencontre de François Romain, le triathlète bosseur

Nous avons donné la parole à des sportifs, afin qu’ils nous parlent de leur pratique sportive, mais aussi pour savoir comment ils la perçoivent dans la société. Aujourd’hui, rendez-vous avec François Romain, un jeune triathlète pour qui la culture du travail est primordiale.

« J’ai commencé le triathlon sur un énorme coup de tête »

Après 9 années à pratiquer l’aviron, il arrive à la fac et décroche un peu de ses nombreuses séances hebdomadaires pour se focaliser sur la musculation en rapport avec ses cours en STAPS. Puis, il rencontre un triathlète, finisher sur la distance Ironman. La suite, c’est un trajet en voiture qui le lancera dans le grand bain.

« En rentrant sur Montauban je vois un panneau écrit “Triathlon de Montauban”. Donc le soir, je m’étais inscrits et trois jours après il y avait le triathlon. J’avais jamais couru, très peu nagé et pas de vélo depuis le CE2. »

À 24 ans, le titulaire d’une License STAPS et du diplôme de préparateur physique et maître nageur-sauveteur espère encore aller plus loin.

Après ce premier effort sur le format S, il veut enchaîner. « J’ai trouvé ça très dure mais une fois que j’ai terminé je me suis tout de suite dit qu’il me fallait beaucoup plus. » Deux mois après, il était inscrit sur la distance Ironman, sur le mythique tracé de Nice.

En cherchant un sport complet, celui qui se décrit comme hyperactif a trouvé bien plus. Cette triple pratique le canalise et l’occupe considérablement. « Quand tu t’ennuies dans un sport, tu en as toujours deux autres à pratiquer, voire trois avec la musculation qui est une partie intégrante de l’entraînement. »

©François Romain

21 heures par semaine

Qui dit triathlon, dit trois disciplines et donc trois fois plus d’entraînement. Pour François Romain, les blocs d’entraînements varient. « Sur ma saison 2020, je me suis entraîné un peu plus de 21 heures par semaine. » Et la proportion entre chaque discipline est calculée.

Pour lui c’est « pas moins de 50 % de vélo », soit 10 heures par semaine. Il ajoute 5 à 6 heures de course à pied et environ 4 heures de natation. À cela, il apporte également 2 heures de musculation. Des semaines de dépenses pas toujours faciles, mais nécessaires pour se laisser rêver.

 

Finisher sur l’IronMan d’Hawai

En évoquant son plus beau souvenir sportif, François revient sur le graal pour un triathlète. Vous l’avez compris, il évoque son aventure sur l’Ironman d’Hawaï lors des championnats du monde d’Ironman.

Une fierté pour lui qui n’avait que deux années d’expériences derrière lui. Un accomplissement sportif et personnel dû à son travail au quotidien lui permettant une belle évolution depuis ses débuts. « Par exemple, mon premier marathon, je l’avais en 3 h 45 et aujourd’hui, je l’ai en 2 h 44 » explique-t-il. Dans la catégorie 18 – 24 ans, il se classe 15e / 41 partants.

Mais l’envie ne s’arrête pas et ses prochains objectifs sont fixés. « A court terme, il y a l’Ironman de Tallin (Estonie) avec l’objectif de se requalifier pour les championnats du monde. » La tête sur les épaules, il souhaite obtenir son équivalence en école de kiné et dans le même temps, trouver des sponsors afin de l’accompagner dans ses projets en lui permettant de vivre de sa passion.

Ces épreuves ont un prix et pour un étudiant ce n’est pas toujours facile de relier le tout. C’est pourquoi François recherche activement des supports pour l’accompagner. En attendant, il fait le maximum en dehors de ses études pour s’octroyer un support financier afin de se fournir en matériel.

©François Romain

« Ce n’est pas le matériel qui fait le sportif »

« Depuis 4 ans, je me suis rendu compte que de plus en plus de personnes parlent de l’Ironman avec le souhait de se lancer dans l’inconnu. Je trouve ça super cool, mais ce que je trouve dommage, c’est que les gens ne se rendent pas spécialement compte de la charge de travail nécessaire pour finir un Ironman » analyse François sur l’évolution de son sport. Car en effet, 3,8 km de natation, 180 km de vélo et 42 km de course nécessite un entraînement régulier et une envie décuplé. Car oui, le travail paye et François l’a bien compris. « Ce n’est pas le matériel qui fait le sportif mais l’inverse. Souvent, on lui a répété, « tu as de la chance d’aller aux championnats du monde à Hawaï ». Lui, répondait que « ce n’est pas de la chance, mais du travail C’est 20 heures en moyenne par semaine en plus des études ».

©François Romain

Le triathlon est une mentalité

Une mentalité qui se rapproche de ses trois valeurs primordiales pour ce sport, qu’il désigne comme la rigueur, la discipline et la volonté. Un vocabulaire qui tourne autour de l’envie et la détermination de faire ce qu’on fait tout en étant honnête avec soi-même sur ses compétences.

Au-delà des plaisirs qu’apporte le triathlon à son quotidien, François approuve les valeurs de bien-être du triathlon. « Je suis un peu hyperactif, donc m’entraîner deux, trois ou même quatre fois par jours me canalise pas mal. Ça m’aide à bien dormir et à mettre une rigueur dans mes journées. » Semaines après semaines, le sudiste progresse et sa motivation ne fait que s’amplifier, malgré certaines journées plus compliquées.

Un jeune sportif impliqué avec le sens du travail. L’équipe Outdoor And News souhaite le meilleur à François Romain et espère qu’il pourra être accompagné dans ses projets. Pour cela, n’hésitez pas à le contacter : sponsoring.franrl@gmail.com.

Rédaction : Julien Frenoy

Photos : François Romain

 

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Un commentaire

  1. Félicitations romain.. pour tout le chemin parcouru..👌le meilleur est devant..

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