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Quand on parle MARATHON DES SABLES, en général, tous les regards se focalisent sur les grands champions marocains. Ces renards des sables sont aussi rapides que le vent et ils font partie intégrante de ce décor de rêve qu’est le désert qu’ils survolent: On ne refera donc pas la notoriété de Rachid Elmorabity, ni de son frère cadet Mohamed, ni des autres propriétaires de ces lieux. Mais….

Ce que l’on oublie, c’est que cette année 2018 a été marquée par cette troisième place de Mérile ROBERT, sur le podium tant convoité. Ce français caché derrière son bob à la d’Haene a déjoué tous les pronostics. Il s’est placé sur cette marche en bronze, déroutant entre autre et ainsi le team TGCC, qui pensait placer 3 de ses coureurs sur les 3 premières marches ! D’autant plus, que la disette française sur la boîte ne datait pas d’hier…..

Mais attention, ce héraultais n’en est pas à sa première particpation : dans le top 15 en 2016 et en 2012. Et à chaque fois, il soutient une collecte de dons pour l’Association “Mécénat Chirurgie Cardiaque” qui permet à des enfants souffrant de malformations cardiaques de venir en France et d’être opérés lorsqu’ils ne peuvent être soignés dans leur pays d’origine par manque de moyens financiers et techniques.

Intéréssée par le fait que ce sportif soit passé un peu aux oubliettes, et voulant en savoir plus sur le comment du pourquoi il en était arrivé là, sur la  photo du trio gagnant, je suis allée à sa rencontre.

J’ai tout d’abord fait comme tout le monde, en tapant sur google ! Attention, attention, entre un baryton avec 2L à Merill et des photos de baisers entre Meryl (Streep) et Robert (DeNiro), en passant par une charmante responsable commerciale d’évenementiel…. ne rajouter ni un Y, ni plus de L que prévu, ni un accent mal placé !  Que cela soit clair ce sportif est MERILE ROBERT !

 

A la découverte du FRENCHI ! 

Nom : ROBERT                                         Prénom: Mérile                            Âge : 47 ans

Profession : Responsable de projets informatiques chez Groupama

Un rituel en course : La chaussette R à droite et la chaussette L à gauche. Pas certain qu’il y ait une différence mais dans le doute je respecte la consigne, on ne sait jamais 😉

Qualité : 

–       L’humilité

–    La ténacité et la volonté de me lever tôt ou de me coucher tard pour satisfaire à mes entraînements et combiner avec ma vie de famille et mon travail

Défaut :

–       L’humilité; pas très loquace le garçon à l’heure des réseaux sociaux !

–       La ténacité – Je ne m’écoute pas trop

 

Ton meilleur souvenir en course : L’accueil de Patrick Bauer à l’arrivée de l’étape marathon du MDS 2018, quand je comprends que j’ai gardé ma place sur le podium. Très grosse émotion !

Ton pire cauchemar : Être en retard au départ d’une course. Je l’ai presque vécu sur un 100 bornes à Los Alcazares. Levé 6h40 pour un départ à 7h ! Réveil HS, j’ai juste eu le temps de m’habiller, 2 km à 100% VMA pour aller au départ et coup de starter !

Ta course rêvée ? Globalement, toutes celles que je n’ai pas faite et il y en a beaucoup. Plus particulièrement Le Grand Raid. J’ai eu l’occasion d’aller à la Réunion en vacance et j’adore ces paysages.

Les présentations faites, ce n’est pas le tout. Voyons un peu ce qu’il a dans les pattes le petit ! Enfin petit, tout est relatif, il est grand, mais pas que….

Depuis quand trailes-tu ?

Depuis 80 kg, c’est-à-dire une vingtaine d’années et une vilaine photo qui m’a fait prendre conscience qu’il était urgent de faire quelque chose. J’ai surtout fait de la route pendant une quinzaine d’années (10km, semi et marathon) jusqu’à mon premier MDS en 2012 où depuis j’ai un peu diversifié ma pratique en m’engageant plus régulièrement sur des courses « natures ». Je n’ai pas fait énormément de Trail. Je m’y mets un peu plus cette année avec un objectif dans les Alpes à l’été 2019

Où aimes- tu t’entraîner ? 

J’habite à Balaruc les Bains donc j’ai pas mal de circuit au bord de l’étang de Thau et  près de la mer. Côté dénivelé c’est plutôt « léger » dans la région (le Mont Saint-Clair culmine à 180m d’altitude) mais on peut faire un travail de qualité dans les collines alentours.

Lorsque j’ai la possibilité de revenir dans mon Royans/Vercors natal, je saute sur l’occasion.

OPTIMISATION LORS DU MDS

Tu observes les coureurs sur place, tu penses qu’ils sont à prendre ? Comment cela s’est passé pour que tu fasses 3ème ?

Rapport à ma qualité précisée plus haut, je n’ai pas la prétention de pouvoir rivaliser seul avec les coureurs Marocains.

Les coureurs locaux qui trustent les premières places depuis plusieurs années sont de très bons coureurs, il suffit de jeter un œil à leur palmarès. Ils ont aussi l’avantage de pratiquer sur ces terrains toute l’année et ont donc une bonne marge de manœuvre. Maintenant, il peut y avoir pleins d’évènements pendant la semaine de course, conditions climatiques changeantes, des problèmes d’hydratation, d’alimentation, un coup de chaud, une pénalité, que tout est possible.

La longue étape était-elle celle où les places sont à prendre ? 

C’est effectivement l’étape « clé » du MDS. Positionnée le 4ième jour, c’est souvent là où se font ou se confirment les écarts. C’est une étape particulièrement difficile par sa longueur et qui est, redoutée par l’ensemble des coureurs. Il faut prendre le départ avec un maximum de fraîcheur, avoir bien récupéré des 3 étapes précédentes qui sont plus « nerveuses » pour pouvoir la gérer correctement.

 

LE MARATHON DES SABLES, PRENABLE pour TOUS ? 

Mais revenons à nos moutons, ou plus exactement à nos dromadaires. Le sable terrain de jeu fétiche de ces coureurs marocains au palmarès connu, n’est pas le terrain de prédilection des coureurs “Hors dunes”. Et pourtant, depuis quelques années, se frolilent dans le top 10, des sportifs européens,  voire taquinent le top 5 et cette année, montent sur la boîte. Cela sous-entend donc, que  le graal tant convoité du trophée Marathon des Sables est prenable !

Avec Mérile, j’ai donc creusé, titillé pour avoir quelques éléments de réponse….

MDS Team Europe ou MDS Team France ?

Oui, une question se pose : avec une stratégie, est ce que le podium serait jouable si une team française ou européenne s’organisait ? 

Comme nous le rapelle Mérile, “Le podium pour une l’équipe Française, on l’a fait en 2012 et 2018 (3ième), donc oui. Jouer la première place en équipe est tout à fait  possible. Depuis plusieurs éditions, quelques coureurs Français et Européens sont entrés dans le TOP 5. Une équipe constituée de ces coureurs arriverait certainement à jouer la première place, voir à placer un ou plusieurs coureurs sur le podium individuel.” Et surtout il rajoute et explique : De ouf ! comme dirait mon fils. Ce serait génial !! il y aurait matière à faire quelque chose d’énorme et enfin rivaliser avec nos amis Marocains. Les conditions de course sur le MDS sont si éloignées de ce qu’on peut connaitre sur des Trails de montagne que, souvent, les très bons traileurs Européens qui participent une première fois ne reviennent pas tenter l’aventure. Pourtant, pour réussir sur le MDS, il faut y revenir, optimiser le poids de son sac, faire le bon choix de matériel, optimiser son entrainement.

Cumuler l’expérience des personnes que tu cites serait une réussite, j’en suis persuadé. (NB : j’évoquais Julien Chorier, Erik Clavery, Arno Lejeune côté français, et Tom Evans, Gediminas Grinius pour Europe)  Ce serait un honneur pour moi de faire partie d’un tel projet.

ALORS ? PLUS AUCUNE QUESTION A SE POSER…

UN TEAM FRANCE pour le MDS 2019 !

A VOS SOUTIENS ! 

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