Sélectionner une page

Les conditions difficiles m’avantagent

Dans quatre jours, le gapençais Stéphane Ricard participera une nouvelle fois aux championnats du monde de raquettes. Bien arrivé au Japon et dans la ville de Tokyo quelques jours avant l’épreuve afin de s’acclimater au décalage horaire, il découvre une culture complètement nouvelle. 

C’est un autre monde, une autre culture totalement différente. Il faut le vivre pour croire certaines choses. Dans le métro, il n’y a aucun bruit alors qu’il est bondé. Ils respectent les règles à la lettre et sont attirés par les écrans d’une manière assez démesurée”. 

Dès demain, il se rendra dans la station de Myoko proche de Nagano pour prendre le départ de son 9ème championnat du monde dimanche matin. “C’est le sport d’hiver qui se rapproche le plus du trail. Il est ludique et extrêmement physique. C’est pour cela qu’il est devenu un fil conducteur l’hiver. Que ce soit à Ancelle dans la vallée de Roanne ou sur les hauteurs de Gap, j’adore chausser les raquettes pour arpenter les sentiers enneigés. 

D’années en années, le niveau ne cesse de monter avec des coureurs à la fois rapides mais aussi à l’aise en montagne. J’adore me confronter à des coureurs plus rapides que moi. Sur la route ou sur la piste, je suis bien loin de leur temps mais en raquettes j’arrive à tirer mon épingle du jeu”.

Très à l’aise sur les parties trappeurs, il espère des conditions difficiles avec beaucoup de neige sur le parcours. “J’adore cet effort dans la poudreuse et la neige molle.  Malheureusement, la neige n’est pas tombée en abondance ici. Il reste encore 4 jours…”

Ce dimanche, il faudra venir à bout des douze kilomètres et des 500 mètres de dénivelé pour espérer remporter un quatrième titre de champion du monde.